lutte contre la marginalisation et l'ethonocidaire qui secouent le peuple touareg ..... vive la jeunesse touaregue qui se bat pour les ideaux des martyrs qui ont combattus pour sauver le peuple touareg .... ""VIVE TUMAST IN KEL TAMASHEQ ED TILLA"" .
Les frontières politiques actuelles, héritées de la colonisation, ont artificiellement découpé le territoire touareg en plusieurs parties intégrées à cinq pays différents : l’Algérie, le Niger, le Mali, la Libye et le Burkina Faso. Le pays touareg se définit par une communauté culturelle qui noue ses liens identitaires autour d’une langue, et sur la base d’une organisation familiale, sociale et politique.
CMA: Les Amazighs ont le droit de prendre leur destin en main... MALI:Municipales dans le calme... INFOS:, MAROC : L'anniversaire de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, un moment fort participant de la symbiose entre le peuple et le Trône .... MAROC:SM le Roi préside à Fès un conseil des ministres ... MAROC: Le ministre de l'Intérieur appelle les électeurs à retirer leurs nouvelles cartes .... Mali / Otages Al-Qaïda au Maghreb pose un ultimatum à Londres.... MJN: Chaque jour que Dieu fait, l’Histoire donne raison au MNJ en faisant reconnaitre le bien-fondé et la légitimité de ses revendications..... MALI:les milices refusent d’être désarmés et ne respectent aucune loi..... Mali : quatre islamistes algériens arrêtés après un accrochage..... MALI:Décès de Mohamed Aly Ag Hamati dit Handawa MAROC:Le ministre de l'Intérieur appelle les électeurs à retirer leurs nouvelles cartes .... MAROC:mohamed hamada el_ansari élu membre de la l'association marrocaine de la presse electronique .... algerie:Abderrezak El-Para : “Je regrette ce que j’ai fait” ...

vendredi 3 avril 2009

Les Amazighs ont le droit de prendre


Le gouvernement algérien appelle les citoyens à voter le 9 avril prochain pour élire le Président de la République.

En principe, à chaque fois que le peuple est invité à participer à des élections, c’est la démocratie qui s’exprime. Mais dans la réalité, cela n’est vrai que lorsque les candidatures peuvent se manifester librement et sans entraves, lorsque les campagnes électorales sont équitables, lorsque l’administration est neutre et lorsque les scrutins sont libres et transparents.
Or en Algérie, aucune de ces conditions n’est réunie.

Après deux mandats de 5 ans chacun, le chef de l’Etat actuel, M. Bouteflika, est candidat à sa propre succession et il est certain, sauf événement exceptionnel, d’être reconduit dans ses fonctions. Cela est prévu, programmé, décidé. En Algérie, on ne gagne pas les élections dans les urnes mais parce qu’on est le candidat du «système». Et pour maintenir M. Bouteflika au pouvoir, le régime n’a pas hésité à supprimer à la sauvette en novembre dernier, la limitation du nombre de mandats présidentiels prévu dans la Constitution. M. Bouteflika peut donc gouverner jusqu’à la fin de ses jours, rejoignant ainsi le clan de ses frères arabes, présidents à vie : Ben Ali en Tunisie, Kadhafi en Libye, Moubarak en Egypte, Assad en Syrie, etc.

Le 9 avril prochain, il n’y aura donc pas de scrutin, mais une formalité électorale tout juste destinée à donner des apparences de normalité dans ce pays. Pendant ce temps, le peuple subit un régime dictatorial qui s’approprie les richesses du pays et qui gouverne par la force, la terreur et la corruption.

Les Amazighs d’Algérie et les Kabyles en particulier, sont les premières victimes de ce pouvoir car ils ne cessent de dénoncer ses injustices, son mépris, ses violences meurtrières et ses violations des droits humains. Les assassinats de Lounes Matoub en 1998 et des 126 personnes tuées par les gendarmes au printemps 2001 en Kabylie, sont toujours couverts par l’impunité, le chef de l’Etat répète à l’envie que «jamais Tamazight ne sera langue officielle» et le gouvernement arabonationaliste poursuit avec force et obstination sa stratégie d’anéantissement de l’identité amazighe au profit de l’arabo-islamisme. En Algérie comme dans les autres Etats d’Afrique du Nord, il y a un réel génocide culturel contre le peuple amazigh.

Dans ce contexte, voter le 9 avril prochain, c’est cautionner ce pouvoir et ses fondements anti-démocratiques. Au contraire, rejeter cette «élection», c’est faire acte de patriotisme, c’est opter pour l’état de droit et exprimer haut et fort notre refus de ce système totalitaire.
Mais les Amazighs d’Algérie ne doivent pas se limiter uniquement à une attitude de résistance passive. Après près d’un demi-siècle de mise à l’écart et d’oppression, ils doivent, après un débat large et serein, s’offrir de nouvelles alternatives, dans le cadre du droit des peuples de disposer d’eux-mêmes, conformément au droit international. Ainsi et par exemple, la Déclaration des Nations Unies pour les droits des peuples autochtones ouvre aux Amazighs, des perspectives pertinentes et salutaires, notamment dans ses articles 4 et 5 qui stipulent respectivement que «les peuples autochtones, dans l’exercice de leur droit à l’autodétermination, ont le droit d’être autonomes et de s’administrer eux-mêmes pour tout ce qui touche à leurs affaires intérieures et locales, ainsi que de disposer des moyens de financer leurs activités autonomes» (art.4), et «les peuples autochtones ont le droit de maintenir et de renforcer leurs institutions politiques, juridiques, économiques, sociales et culturelles distinctes, tout en conservant le droit, si tel est leur choix, de participer pleinement à la vie politique, économique, sociale et culturelle de l’État» (art.5).

Face à un pouvoir arrogant et fermé au dialogue sincère et constructif, les Amazighs n’ont pas d’autre choix que celui de s’affirmer et de revendiquer fermement leur droit fondamental à l’existence en tant que peuple à part entière. Leur survie en dépend.

Liberté, dignité, justice pour le peuple Amazigh.

P/le CMA
B. Lounes, Président

Niger - négociations à Tripoli (Libye)

Une délégation gouvernementale est arrivée hier soir à Tripoli. Elle est conduite par le ministre nigérien de l'Intérieur et par le Haut Commissaire à la Restauration de la Paix.
But de l'opération, rencontrer les différents mouvements de rébellion nigériens qui sont déjà dans la capitale libyenne.
Il ya quelques semaines, un mouvement issu du Mouvement nigérien pour la justice (MNJ) s'est dit prêt à faire taire les armes et à entamer des discussions de paix.
Le président Tandja avait jusque-là refusé de négocier avec des rebelles qu'il qualifiait de bandits armée et de trafiquants de drogue.

lundi 30 mars 2009

Terre inaliénable

ecrit par : Le président de l’Internationale Touarègue.


Le feu a été allumé par le frottement de poussières de radon dans l’Aïr,
Un regard de travers dans l’Adrar des Iforas ;
Peut-être aussi à partir d’une de ces paroles nées d’une douteuse plaisanterie ;
Ou du claquement désinvolte d’un FSA sur un Targui ;
Le verbe déficient épuise le garde-fou du cousinage,
on préfère deviser avec un percuteur sur transporteur six cylindres japonais
à travers Temoust ;
S’ensuit l’application de la loi du Talion à Tezerzayt de laquelle tout le monde se retrouve éborgné,
édenté selon Gandhi;
Impuissants et coléreux, des « réguliers » haineux et sombres de la grande muette égrènent sur leur route exactions, emprisonnements, exécutions sommaires, fosses de civils oubliés, brûlage de campements, jusqu’à Iférouane ;
Décret de mise en garde reconduit par le pochtron qui a déclenché de Tchin Tabaraden ;
Insultes et crachats de société civile urbaine improvisée;
Médias timorés et encellulés ;
Écoutes étasuniennes et délations dans le Sahel ;
Convocations discrétionnaires et intimidations dans l’hémisphère nord ;
Silence éloquent de l’Epervier au Tibesti ;
Je te donne, tu me donnes des armes, mines, chars, hélico abattus illico ;
Les en-tout-cas mènent une guerre déterritorialisée à partir du clavier,
S’affrontent sur forums avec des Tchali Tchali,
S’endettent au Thuraya satellite phone ;
Leur intimité devient « extimité » à force d’ubiquité,
S’emmêle dans la valse de menteries et vérités virtuelles,
Donnent sa chance à l’autochtonie,
Espèrent dans un Rapporteur spécial Navajo,
Dans la France des libertés et dans les droits humains ;
Avec le toupet d’« Areva ne fera pas la loi »,
L’opportunisme de « Sortir du nucléaire »,
Malgré les Verts,
Les permis sont signés, vendus par les notables contraints,
Autrement c’est la pénurie dans les marges ;
Tonton me dit que la production a commencé à Tagaza I, II, III et IV ;
Les trois puits sont surveillés par une armée de Sôji ;
Bientôt il n’y aura plus d’eau ; de toutes les façons elle est empoisonnée ;
Tout a été piqueté au pays de naissance de ma maman, mon jardin d’enfant ;
On a fait partir les Kel ;
Des chargeurs jaunes empoussièrent le site sacré d’Azelik ;
Durban est appelé au secours de Kidal depuis Genève, et Washington et New-York voient arriver la diaspora.
Pendant que la France capitaliste verrouille son énergie et sa rente de demain à Niamey;
Pendant que le général trois turbans prend rendez vous en 2012 sur sa terre d’Imouraren,
Avant la disparition de la montagne de ses ancêtres ;
Pendant que le guide convoque et distribue des contenants à Tripoli,
Les familles des victimes et des martyrs continuent de saigner ;
Nos parents se meurent, perdus avec leur bétail dans la terre qu’ils partagent ;
Les « déplacés » de l’Adrar, du Hoggar, de l’Ajjer sont renvoyés,
Et leur terre, sur laquelle ils se frappent le front, bientôt, ne soulèvera qu’une poussière radioactive tombée du ciel tel l’ange de lumière,
Les étudiants dispersés au quatre coins du monde se disent qu’on peut tuer un révolutionnaire mais pas la révolution…
Serait-ce cela le principe funeste et morbide du gagnant-gagnant ? Tant de lots se paieraient en victimes expiatoires du peuple à l’instar des proies de la Tabaski.

Ne me reparlez plus de flamme de la paix, ni de cousinage à plaisanterie ;
Nous érigerons nous-mêmes nos monuments aux morts.

Les dés pipés sont jetés, rien ne va plus.

Sauf si…
« La terre ne se vendra pas définitivement. Oui la terre est à moi ! Oui, vous êtes avec moi des métèques et des habitants. » Lévitique 25 :23.
Ihaggaren, Ajjer, Ifoghas, Aïr, Gourma, Iwellemmeddan, Damergou, Ansar, Isheriffen, Kel Tamasheq, Touareg ;
Tanezrouf, Tamesna, Talak, Ténéré, Taffassesset, Tademaït, Teggidda, Tidikelt, Tadraght…

Entretien avec Ahmed AKOLI, Secrétaire Général de la Cellule Politique du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) en Europe





Temoust : Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions alors que votre Mouvement traverse une nouvelle période de troubles. Pouvez-vous nous parler de votre mouvement ?

Ahmed AKOLI : Le MNJ est une organisation dont les revendications sont connues de tous et sont contenues dans son document synthétique. Il accueille tous les Nigériens qui partagent ces revendications et qui ont fait le choix de s’engager avec nous pour faire évoluer le système politique au Niger. Et comme souvent dans ce genre de lutte il arrive que des personnes doutent ou cèdent à des pressions extérieures. Les difficultés que nous connaissons aujourd’hui n’ont aucun caractère exceptionnel. Elles n’altèrent en aucun cas notre détermination à lutter pour la justice et l’avènement d’un Niger démocratique uni dans le respect de la diversité ethnolinguistique de ses communautés.

Temoust : Aujourd’hui comment se porte votre Mouvement. ?

Ahmed AKOLI : Notre Mouvement inscrit son action dans la durée et porte en lui les revendications des populations qui ont subi et subissent des injustices. Nous savions que la lutte passe par des épreuves qu’il nous faudra surmonter car l’essentiel reste la Cause que nous défendons.

Temoust : il parait qu’actuellement votre Mouvement est en pourparlers avec le Niger sous l’égide de la Libye.

Ahmed AKOLI : Effectivement nous remercions la Libye qui essaye d’œuvrer pour la paix et nous sommes convaincus que cette dernière passe par un processus dont on ne peut faire l’économie ni d’aucun de ses constituants tant en matière d’étape que d’acteurs. La Libye a toujours manifesté sa solidarité avec le peuple nigérien et a toujours affirmé sa volonté de contribuer à ramener la paix et la sécurité dans la sous-région. A ce jour, une délégation du MNJ est en Libye mais cette dernière n’a pas encore rencontré les représentants du pouvoir central du Niger.

Si le pouvoir Nigérien recherche une paix globale véritable, il engagera un processus de négociations politiques sérieuses qui prenne en compte nos revendications

Les questions de fond que pose notre Mouvement portent sur une redistribution juste et équitable des pouvoirs entre les composantes nationales du pays, la constitution d’une vraie armée républicaine, une équitable répartition des richesses entre les régions pour mettre fin à l’exclusion dont souffrent certaines communautés. Pour le moment, nous n’enregistrons pas de signes annonciateurs d’une véritable volonté à résoudre ce conflit. Au contraire, le pouvoir nigérien est passé maître dans l’art de la diversion à travers des contrevérités qui ne font plus recette.

Temoust : On vous reproche souvent d’avoir choisi de prendre les armes alors que vos revendications pourraient s’exprimer au sein du débat démocratique au Niger.

Ahmed AKOLI : La classe politique a fait preuve de son incapacité à se remettre en cause. Les débats sont tabous dès lors qu’il s’agit de reformer notre système politique. Prenez la question touarègue. Elle est systématiquement instrumentalisée par le pouvoir qui continue à nier les déséquilibres qui sont pourtant visibles à tous les niveaux. Il suffit de regarder de près la composition et les fonctionnements des institutions de l’Etat pour se rendre compte de cette réalité. La démocratie n’a de sens que s’il y a une justice sociale entre les composantes de la nation, et que tous les citoyens, sans discrimination, soient traités de manière égale, ce qui n’est pas le cas actuellement au Niger.

Temoust : On n’entend plus parler du rôle de l’Algérie, Est-ce à dire que vos contacts avec ce pays se sont distendus au profit d’une médiation libyenne ?

Ahmed AKOLI : Dès sa création le MNJ a fait appel à l’Algérie pour jouer un rôle de facilitation dans le conflit qui l’oppose au pouvoir Nigérien. Nous savons, en effet, qu’en tant que puissance régionale, attachée à la stabilité du Niger et compte tenu des liens traditionnels entre les deux pays, l’Algérie ne ménagera aucun effort pour aider à la résolution de ce conflit. Pour nous, les rôles de la Libye et de l’Algérie sont complémentaires car elles partagent le même souci de stabilité dans la région. Ces deux pays savent également que tant que le conflit qui oppose les Touaregs et les États du Niger et du Mali n’a pas trouvé une issue juste et durable, il ne pourrait y avoir de stabilité.

C’est du fait de la non résolution des problèmes politiques, que posent les communautés qui sont dans ces zones, que découlent l’insécurité, le banditisme et la prolifération de trafics de toutes sortes qui n’en sont, en réalité, qu’une conséquence. Les populations locales notamment touarègues en sont malheureusement les premières victimes.

Temoust : Contrairement à ce qui s’était passé lors de la première rébellion, la France ne s’implique pas directement dans la situation actuelle. Alors que le président Sarkozy vient de réaffirmer la volonté de son pays à construire un partenariat stratégique avec le Niger notamment sur l’exploitation de l’uranium en pays Touareg.

Ahmed AKOLI : La France a des intérêts énormes à préserver dans notre pays. Mais pour que « son partenariat stratégique avec le Niger » puisse tenir, encore faut-il qu’elle intègre dans ses préoccupations le sort des populations locales et que ces relations ne se limitent pas à des arrangements avec les pouvoirs en place sur le dos de la population nigérienne.

Temoust : Un dernier mot ?

Ahmed AKOLI : Je voudrais rassurer tous nos combattants militants et sympathisants quant à la détermination du MNJ à œuvrer pour la paix mais une paix qui prenne en compte la résolution des problèmes qui empêchent les Nigériens de s’atteler au développement de notre pays. Nous espérons que tôt ou tard le pouvoir nigérien va accepter d’ouvrir des négociations sérieuses basées sur le contenu des documents que nous avions remis à la Libye depuis aout 2008.

Il s’agit pour nous de la seule voie susceptible d’installer durablement la paix et la sécurité dans notre sous-région.

jeudi 26 mars 2009

Présentation de l'Internationale Touarègue


L’association « l’Internationale Touarègue (I.T)», composée de Touaregs, s’est constituée officiellement en France, après avoir été une association de fait depuis octobre 2007 désignée par « comité d’organisation pour une conférence internationale sur la question touarègue ».

Cette organisation s’est donnée pour objet :

La contribution à la connaissance du pays touareg ;
L’aide à la sauvegarde du mode de vie des populations touarègues
D’oeuvrer pour le respect des droits des peuples autochtones conformément à la déclaration des Nations Unies.
Notre action s’inscrit dans le questionnement de l’écologie humaine, dans le développement soutenable et dans le droit des peuples autochtones.

Par écologie humaine, il est entendu la part de l’écologie qui envisage les relations des êtres humains avec leur environnement au sens large, l’homme étant au centre du système ;
Par développement soutenable, il est entendu un développement qui tient compte :
de l’état et du rythme écologique naturel (le pays touareg est un patrimoine à préserver),
de la complexité et de la variété culturelles des sociétés touarègues
des systèmes économiques actuels et en perspective,
des gouvernances locales adaptées et représentatives.
Par le droit des peuples autochtones, il est entendu en particulier la prise en compte de la spécificité des sociétés touarègues et de la complexité de leurs organisations (pasteurs nomades, agriculteurs, montagnards, oasiens) dans les programmes d’aménagement de territoire, de développement, de santé, culturels, etc.
Créée officiellement en février 2008, l’association avait déjà à son actif, avec le soutien de Tamazgha et de France Libertés - Fondation Danielle Mitterrand, les actions et participations suivantes :

le symposium de Paris du 08 décembre 2007,
le rassemblement du Trocadéro à Paris du 15 décembre 2007,
la rencontre du 19 janvier 2008 à Paris autour d’un film, d’un débat avec les Indiens d’Amérique Latine et d’un concert,
la rencontre du 02 février 2008 à Paris sur le thème de la connaissance du pays touareg,
la rencontre du 03 au 09 février 2008 d’avec les touaregs du pays des Kel Ajjer,
la rencontre du 22 et 23 mars 2008 à Caen portant sur la création de l’Internationale Touarègue,
le rassemblement au Trocadéro de Paris du 19 avril 2008,
la participation à la 7ème session de l’instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones se tenant à New York du 21/04 au 02/05/08,
la constitution d’une antenne de l’Internationale Touarègue USA à New York,
la participation au rassemblement du 26 avril 2008 à Bruxelles devant l’ambassade du Niger.
L’équipe de l’Internationale Touarègue s’est donnée comme objectif d’organiser une manifestation tous les mois de 2008 dans le but de sensibiliser l’opinion française et internationale sur la question touarègue, et afin de susciter un forum international sur les conflits au Mali et au Niger s’appuyant sur la déclaration des droits des peuples autochtones et avec la participation d’organisations autochtones.

L’IT s’associe à toutes les organisations qui ont à coeur de préparer une manifestation avec cet objectif de sensibilisation.

Au moment où les grandes nations se replient toutes sur la défense de leurs intérêts et la préservation de leurs modes de vie (par le développement durable, anglicisme mal traduit qui sous entend comment faire pour que cela puisse encore durer), il est inacceptable que cela se fasse au détriment de peuples fragilisées qui ont déjà eu à souffrir dans l’histoire encore récente d’orientations économiques expansionnistes de ceux là mêmes qui ont entraîné le dérèglement de nos écosystèmes, qui contaminent la terre et ses habitants et qui continuent de le faire.

Qui aurait pu en effet imaginé que les choix de développement sur base industrielle du 19ème siècle auraient rendu l’homme responsable de changements climatiques irréversibles?

Si de telles politiques de développement aux conséquences insoupçonnées ont pu être décidées sans que la réparation du préjudice ne soit envisagée, les peuples autochtones en particulier les touaregs sont alors en droit selon le principe de précaution de faire le choix prudent de la préservation de leurs terres, de la gestion raisonnée de leur patrimoine lorsque des programmes de développement d’envergure d’un autre temps sont prévus sur leur territoire.

Ces programmes sont de plus mis en œuvre sous couvert de décret de mise en garde, par intimidation, exactions, emprisonnements et crimes sur civils.

Le pays touareg est le théâtre d’affrontements entre au moins deux conceptions évidentes du monde : celle qui perçoit la terre comme une marchandise, et celle qui a conservé un lien avec celle-ci et qui veut le maintenir.

Nous pensons que la voie de l’écologie humaine par son approche systémique et les droits des peuples autochtones votés par les Nations Unies peuvent contribuer à une réflexion de fond et concilier les intérêts de chacune des parties.

Les Touaregs, de part leurs mode de vie et leurs connaissances écologiques traditionnelles ont « le rôle de gardien » de leur territoire ancestral.

Le président

Déclaration de l'Internationale Touarègue à l'assemblée des Nations Unies (Forum des Peuples autochtones)


Intervention du Président de l’Internationale Touarègue à la 7eme session de l’Instance Permanente des Nations Unies sur les questions autochtones
New York – 29 avril 2008

Merci Madame la Présidente,
Chers experts, membres de l’Instance Permanente,
Chers sœurs et frères autochtones,
Chers participants,
C’est un grand honneur pour nous de participer à cette 7ème session de l’Instance Permanente des Nations Unies sur les questions autochtones ;
C’est avec beaucoup d’émotion que nous nous retrouvons et échangeons les informations entre différentes délégations d’organisations autochtones ;
Et c’est avec solennité que je vous informe de la situation de populations touarègues au Mali et au Niger :
Depuis les indépendances en Afrique de l’Ouest, le peuple Touareg a été marginalisé et exclu du processus de découpage territorial et de formation des Etats.
A la veille de la décolonisation, la puissance coloniale n’a pas restitué au peuple Touareg son territoire malgré la demande des chefs de confédérations. C’est ainsi que les Kel Tamasheks (les Touareg) se sont retrouvés repartis entre cinq Etats.
De ce fait ils n’ont plus de voix et ont perdu le droit à disposer d’eux même.

Plusieurs rebellions ont ponctué l’histoire des Touaregs depuis l’occupation de leur territoire, la désorganisation de leur société et leur marginalisation.

Des conflits ont éclaté au Mali en mai 2006 et au Niger en février 2007 entre des mouvements de rebellions et les autorités de ces Etats. Ces conflits internes reposent à nouveau dans ces pays la question fondamentale de l’aspiration des peuples à plus de justice et de leur participation effective à la vie nationale.
Outre les aspects de politique intérieure et de justice qui ne seront pas développés devant cette instance, le Niger a lancé un programme intensif d’exploitation et d’exploration d’uranium en pays touareg sans consultation préalable des populations autochtones.
Apres la colonisation, reconnue pour avoir été une véritable machine économique, qui a déchiqueté leur territoire, les Touareg ont aujourd’hui à subir les effets de la mondialisation.
Nous pensons que ce processus va conduire cette fois-ci à la disparition d’un mode de vie ancestral adapté à l’environnement, à la perte de compétences, d’une pensée et d’une démarche intellectuelle spécifiques aux peuples nomades, d’une représentation d’un univers dynamique équilibré oscillant entre le connu et l’inconnu ; et cela, parce qu’un certain nombre de sociétés industrialisées et émergentes recherchent la durabilité de leur appétit de consommation, la conservation de leur mode de vie ou souhaiteraient atteindre un niveau de développement par application d’un modèle aujourd’hui controversé.
Ce processus est accentué par l’état de mise en garde décrété par le Niger sur une partie du pays touareg.
Depuis un an, l’armée s’en prend aux populations civiles par des exactions, des crimes, des arrestations et emprisonnements arbitraires. Il y a eu au moins 60 morts civiles touarègues depuis le début des conflits. 77 prisonniers civils touaregs et un journaliste sont arbitrairement détenus, les premiers depuis aout 2007.
Du cheptel, patrimoine des peuples nomades, est décimé, des villages sont saccagés et brulés.
Au Mali, les affrontements entre rébellion et armée régulière dans la Région de Kidal ont provoqué des réactions de vengeance ayant conduit à des massacres : l’armée a exécuté sauvagement un de ses soldats touareg ; un citoyen touareg a été exécuté de la même façon entrainant ainsi la crainte de répressions collectives de population touarègues de ‘‘teint clair’’. La majorité de la population de Kidal, essentiellement femmes et enfants, ont fui dans le désert, sans provision. Certains ont regagnes les frontières voisines à pied.
Ces répressions amènent les populations touarègues à se refugier à l’extérieur de leur pays d’origine.

Madame La Présidente,
Considérant le processus international de promotion de protection des peuples autochtones, la déclaration des droits des Peuples Autochtones, la convention 169 de l’OIT, le rapport de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et Peuples en Afrique sur les droits des Peuples Autochtones et Minorités et face à une situation qui s’aggrave tous les jours sur le terrain, nous demandons de toute urgence à la communauté internationale, aux agences des Nations Unies et aux organisations internationales de mesurer la gravité de la situation que vivent les populations autochtones touarègues au Mali et au Niger et de faciliter la promotion d’une paix durable basée sur le respect des droits des peuples autochtones.
Nous appelons à :
- L’arrêt des crimes, exactions, emprisonnements et de la mise en garde
- La libération des prisonniers d’opinion
- Une trêve
- L’arrêt et l’annulation de toutes les ventes de permis d’exploitation et d’exploration au Nord du Niger
Nous demandons :
- La mise en place d’une commission d’enquête indépendante sur les crimes
- Le jugement des auteurs de crimes devant une cour internationale
- La réparation de tous les préjudices
- La tenue d’un forum international sur les conflits au Nord Niger et Mali, s’appuyant sur la déclaration des Nations Unies pour les droits des Peuples Autochtones et avec la participation des organisations autochtones.

Nous associons à notre appel le cas du peuple pastoral Parakuiyo de Tanzanie qui subit également plusieurs tentatives d’évictions, dont la dernière a entraine la perte de 320 000 animaux.

Le Président de l’Internationale Touarègue

dimanche 15 mars 2009

Niger : Kadhafi appelle les combattants touareg à déposer les armes

NIAMEY (AFP) — Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, en visite à Niamey, a appelé les rebelles touareg du Niger à déposer les armes et intégrer un processus de paix, selon les médias gouvernementaux.

"Je demande à mes frères Kel Tamacheq (Touareg) de déposer les armes. Quiconque déposera les armes pour intégrer le processus de paix ne doit absolument pas craindre pour sa vie, on ne lui demandera pas des comptes", a affirmé Mouammar Kadhafi à l’occasion d’un banquet à la présidence nigérienne.

Le dirigeant libyen est arrivé à Niamey jeudi soir en compagnie de six ex-otages nigériens des rebelles touareg du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), dont il a obtenu la libération et qu’il a remis au président Mamadou Tandja.

Selon l’hebdomaire indépendant nigérien Le Républicain, M. Kadhafi, également président en exercice de l’Union africaine, a été sollicité par M. Tandja pour trouver une solution face à la rébellion touareg sévissant depuis 2007 dans le nord du pays, qui a une frontière commune avec la Libye.

"Je dis à mes frères que le port d’armes ne peut jamais constituer un moyen d’expression. Si vous avez pris le maquis pour une cause politique, je vous dis que vous êtes entrés dans des marécages dangereux", a poursuivi M. Kadhafi.

Le président Tandja a jusqu’à présent refusé de négocier avec les rebelles retranchés dans les montagnes de l’Aïr (nord), qualifiant leurs chefs de "bandits armés" et de "trafiquants de drogue".

Cependant, fin février, une réunion sur la question touareg organisée par le gouvernement nigérien a recommandé la création d’un comité chargé de "faciliter les contacts" entre le gouvernement et les rebelles.

Le MNJ a de son côté estimé samedi que "la fin véritable du conflit actuel passe inévitablement par un vrai dialogue, des négociations sincères autour des revendications politiques posées par le MNJ".

Les combattants exigent une meilleure insertion des Touareg dans l’armée, les corps para-militaires et le secteur minier situé dans la zone du conflit, dont les retombées ne profitent pas à leur communauté, selon eux.

mardi 24 février 2009

Touaregs: Une nation Qui Gène‏

Après le retour salué d’une partie des combattants Touaregs du Mali, les appareils de la discrimination, de la division et les semeurs de trouble ont repris du travail.



A la lecture de ces lignes que je partage avec vous, vous comprendrez comment une poignée d’individus qui se prennent pour des journalistes « professionnels », peuvent dégrader une situation dont les autorités Maliennes se félicitent du dénouement, et stigmatiser une frange de la population à tel point qu’ils sèment durablement les germes de la Haine réciproque entre Maliens, et pour longtemps.



{{Le Zenith Balé du 20-02-2009:}} {{« Enfin la patrie triomphe de ses traîtres. Ils avaient juré de mettre le pays sens dessus dessous, ils se retrouvent dans les profondeurs des abîmes. L’armée malienne est passée par là et c’est à elle seule que le pays doit les grades et les mérites. N’est-ce pas que ce serait justice ? Le grand retour des égarés du Nord Mali : Vivement l’uniforme de la honte pour ces criminels de guerre ! »}}Comment qualifier un tel homme, {{Mr Mamadou DABO}}, qui exprime en ces lignes une Haine ancestrale, qui consiste à diaboliser les Touaregs, pour démontrer qu’ils n’ont pas leur place au Mali, et ne méritent que le mépris ?



Il précise que seule l’armée Malienne mérite des grades, vous comprendrez qu’il parle de « vrais Maliens », en excluant ceux qui pourraient par malchance être de couleur « blanche » !



Ceux-là ne sont pas des maliens, même si c’est grâce à une partie d’entre eux (qui n’ont effectivement aucun mérite pour cela), que le retour de certains combattants a été rendu possible.

{{

Le Guido}} (du 24-02-09)

Retour des bandits dans l’armée : {{« Tout sauf le retour ou la réhabilitation des groupes armées au sein des forces armées et de sécurité…»}}



{{Le Challenger du 24-02-2009, Alhassane Maiga écrit:

"Un cas parmi les plus préoccupants chez nous d'autant qu'il contribue notablement à polluer le climat social au Mali : il s'agit de ces ''cyber- flingueurs touaregs''. Dotés d'une mauvaise foi - et, rien hélas ne peut les en guérir- ces apatrides ne se lassent guère d'envahir la toile mondiale pour diffuser leurs âneries."}}





{{Le Challenger encore}} {{« La forte image, c'est cette impressionnante horde d'enturbannés un demi millier d'hommes et, à leurs pieds, ces horribles engins fabriqués rien que pour semer la mort. »}} Chiaka Doumbia.



La horde, ce sont les citoyens Maliens appartenant à l’Ethnie Touarègue.

Au moins Doumbia innove, en inventant de nouvelles images pour l’imaginaire collectif Malien. Il qualifie les Touaregs de horde, comme au moyen-âge quand on parlait de cette horde de barbare, qui dévastait tout un pays tel une tempête, ou une nuée de sauterelle dans un champ de mil.

Il va falloir s’habituer avec ces nouvelles appellations, car entre « terroristes » et « horde d’enturbannés », je préfère le second. Mais il est à rappeler à Mr Doumbia, que les Songhaïs aussi portent le turban dans le nord du Mali, donc attention à l’amalgame !



{{L’Indicateur Renouveau}} « De retour dans les rangs de l’armée nationale : Les élucubrations éhontées du déserteur Hassan Fagaga ».



Un seul journal mérite d’être lu : {{L’Independant.}}

{{Dans ces colonnes, Chahana TAKIOU écrit : « La paix qui s’installe a besoin d'être entretenue, consolidée et confortée. Il y va de la stabilité et de l’essor économique de cette région du pays. Il est donc du devoir de la puissance publique d’initier toute action de nature à conforter cette paix et à mettre la région de Kidal sur la voie du développemen ».

Ces lignes sont celles d’un citoyen responsable, et lucide. Il n’a pas été au bal de l’ivresse publique où Mahamne Mariko leader du CRAJ appelait à l’identification individuelle pour les combattants de retour.

Il conclut son article en ces termes : « La paix a donc besoin d’être consolidée à travers la construction d’infrastructures sociales de base. A vos marques. »}}



Voilà quelqu’un qui sait que son rôle est d’apaiser les esprits, de dire la vérité, et non d’entretenir la peur des citoyens en caricaturant les Touaregs en « bandits armés », « terroristes »…



Il faut que les Maliens se souviennent des moments difficiles qui ont conduit à ce soulèvement du nord, et surtout se rappeler qu’il y a pas si longtemps, l’armée Malienne était si desemparée, qu’elle cherchait par tous les moyens, une issue de secours pour arrêter la machine de guerre mise en place par Bahanga.

Rien, oui Rien n'aurait été possible si des Touaregs, puis des Maures, ne ce sont joint à l'armée. Malgré cela, on n'epargne même pas ceux qui ont collaboré avec l'état malien contre leurs propres freres.



Les généraux de Koulouba, n’ont pas pu factoriser le polynôme Bahanga, et il a fallu faire appel à un de ses freres d’armes, pour faire plier une partie des dissidents Touaregs: Colonel Elh. Gamou.



Donc cette victoire quoi qu’on dise, est une victoire Malienne : celle de Bamako et de Kidal et sa région, car ce sont les Touaregs de l’armée qui ont trouvé quelques parades.

Et c’est ce modèle que nous avons toujours esperé pour nos Pays (Niger, Mali). Expliquons pour éviter les amalgames.



Il faut savoir que les Touaregs sont une exception dans ces deux pays, non pas parce qu’ils sont les meilleurs, mais du fait de leur passé, leur Histoire (Résistance indéfectible face à la colonisation), leur Culture (entre Afrique noire et du nord)….ils n’ont jamais déposé les armes depuis l’arrivée des français, et même après leur départ.



Si le Mali ou le Niger prennait en compte sa composante Touarègue, il ne pourront qu’y gagner face à toutes les épreuves, mais s’ils continuent à les marginaliser, à les caricaturer, à chercher à les humilier, la « fracture » sera chaque jour un peu plus importante.



Nous savons que Bahanga voulait faire respecter sa communauté, et aujourd’hui le monde entier sait qu’il est un leader Touareg incontestable avec lequel il va falloir composer, car ni Elh. Gamou, ni les autres ne pourront dire le contraire. A tout moment il peut frapper, et cela doit servir de levier au processus de Paix, une application concrete des accords d'Alger.



Il faut reconnaître à tout Homme son mérite, et Bahanga est un {{Seigneur de la Guerre}} qui doit être utilisé pour consolider ce qui peut l’être, ce qui doit l’Être : la Paix au nord Mali, en attendant que Tandja comprenne la leçon donnée par ATT.



{{Au Mali comme au Niger, il faudra éviter de présenter les Touaregs comme des acteurs de l’instabilité sous-régionale, car ils sont chez eux, ce ne sont pas des apatrides!}}



Il ne faut pas les comparer, ni les rapprocher des dirigeants salafistes actifs dans la région (AQMI), car les mouvements Touaregs ne sont pas religieux, mais visent à imposer une Justice sociale dans des pays où la démocratie reste à faire.



On se réjouit donc du report et de l’annulation (on l’espère) de ce sommet sous régionale tant de fois reporté, où il s’agissait de mettre en accusation tout un Peuple qui réclame que son droit d’Exister lui soit reconnu, {{et que le droit des Peuples Autochtones (déclaration du 13 septembre 2007 par les Nations Unies) dont le Mali et le Niger sont signataire, leur soit appliqué.}}



U{{n tel sommet qui vise à condamner d’avance les Touaregs, doit être évité, car ce serait une autre source de conflit.}}



{{La Lybie}} est un Pays qui protège depuis toujours les Touaregs, qui y ont droit de citoyenneté, et dignité.



{{L’Algerie}} a depuis longtemps mis en place un modèle social qui a pacifié sa population Touarègue qui a amorcé un developpement réel.



Quant au Burkina, c’est une reference en matière de neutralité, de Justice, et de Dialogue.

Voici un Pays qui applique les principes même de la Démocratie même face à ses minorités, c'est un interlocuteur privilgeié, une terre d'acceuil, un exemple à suivre.



Comment tous ces Pays, peuvent-ils prendre le risque de reveiller leur composante Touarègue par les décisions d’une conférence qui ne sera rien de plus qu’une cour martiale pour les communautés Touaregues et Toubous ?



La seule conférence qui mérite d’être convoquée, est celle qui se planchera sur les raisons des soulevements, et comment y remedier, mais avec la participation inconditonnelle des deux parties : état et mouvemenst armés.



{{Il est aussi du devoir des Touaregs, de sortir du schéma tribal qui ploie nos têtes, qui casse la Resistance, et nous rend sourds à l’appel de la Toumast.}}



La tribu doit servir seulement à une reconnaissance géographique au niveau national, qui permettra non pas de diviser les Touaregs entre eux, mais à leur reconnaître leur terres d’appartenance.



On doit ainsi valoriser les Chefs Traditionnels, qui sont mis à l’écart du jeu, mais les sensibiliser à l’ouverture des classes, ou l’abolition de celles-ci.



Si aujourd’hui ATT a pu opposer Elh. Gamou à Bahanga, c’est parce qu’il a exploité leur différence tribale, et cela doit disparaître : Gamou est Touareg, Bahanga aussi, tous égaux !



D’autre part, on constate aussi que l’ère des Ishumars semble révolue, et la responsabilité et le développement de nos régions (aussi bien au nord Niger qu’au nord Mali) nous incombe.



{{Si aujourd’hui on peut prendre les armes et les déposer n’importe comment (cas de l'ADC, et bientôt du MNJ dit-on), il faut se poser une question : doit-on les prendre ?}}



Car celui qui prend les armes, condamne toute une communauté, avec une vague de morts, de ruines, de désolations irréversibles, sans compter la haine des autres qui s’accroit au fil du temps, et le retard à l’affiche qui se creuse : la note est lourde.



Donc il faut penser un nouveau modèle de Resistance, même si cela passe d’abord par une reconnaissance nationale.



Il est de notre devoir de repenser la Resistance, notre Avenir, sinon ce qui constituait pour {{Mano ag Dayak}} une question, risque à long terme de se pointer à l’Horizon : {{« Faut-il qu’un Peuple disparaisse, pour savoir qu’il a existé ? »}}.

Sachons valoriser l'héritage de mano : faire connaitre notre Culture, developper nos régions, par nous même, aimer les autres pour cultiver la Solidarité dans le Diversité.



Car avec toute cette Haine véhiculée par les journaux maliens, on se demande si la Nation Touarègue n’est pas tout simplement {{« une Nation qui gène »}}, et que si quelqu’un comme le journaliste Mamadou DABO avait eu les moyens il n’aurait pas réédité « Mali kampf » ( au lieu de ‘mein kampf’).



Kaocen Maïga

Touareg

mercredi 18 février 2009

Chaque Pdt aura son Colonel Gamou son Ould Meydou

En effet on ne peut que constater cet état de fait : on restera longtemps des "citoyens de seconde zone" car nous sommes incapables de surmonter les barrières du passé.
Pendant ce temps, le sud jubile devant ce fossé qui nous sépare d'eux.

Chaque Pdt aura son Colonel Gamou son Ould Meydou qu'il lancera à la trousse de ses freres, en esperant le voir revenir avec des tetes coupées sur l'autel dela République.
Mais quelle République?

Celle qui considère les Touaregs et Maures commes des "apatrides".
Je sais que Bahanga va mettre une raclée à cette armée malienne, mais la Solution n'est pas là.

Il faut qu'on fasse notre propre méa culpa : on n'a pas de projet commun, et chaque fois qu'on veut en faire un, on nous parle de Touaregs du Niger ou du Mali, en précisant que nous sommes différents.
Avec toute la science de nous-memes que nous avons, on 'arrive pas à tracer une ligne vers notre objectif commun qui est l'auto-administration.

Il ne faut pas avoir peur des mots, car c'est la seule solution.

On ne sera JAMAIS considerés comme on l'espère par les autorités de nos pays (Niger, Mali), mais utilisés.
Aujourd'hui on apprend qu'un des prisonniers Touaregs est mort de sévices aux mains de l'armée Malienne, la prochaine fois qu'on prendra des prisonniers, on saura comment les traiter!

Bahanga est montré par le pouvoir comme un "récalcitrant", et pourtant qu'on le veuille ou pas, c'est le seul qui arrive à dire NON, rien que pour cela il mérite notre Respect.

Par contre il est de son devoir aussi de mettre en place un programme politique cohérent qui tienne compte de tous.

Et au Mali et au Niger, nous disons, que le projet d'élimination physique des chefs militaires Touaregs échouera et n'est pas la SOLUTION, car cela crée plutot d'autres esprits Révolutionnaires qui n'espèrent rien d'autre que reprendre le flambeau de tel ou tel Chef decedé : c'est l'Eternel recommencement!

Il faut qu'ATT arrete d'etre lache, il doit appliquer les accords, et arreter d'opposer les gens du nord.

C'est une politique destructrice, car elle detruit le tissu national qui aura du mal à se relever à la longue, car chacun tentera à son tour de se venger, et c'est le Mali qui paiera encore pour quelques années d'instabilités.
Il fera mieux d'écouter Bahanga, et Bahanga fera mieux d'écouter les autres aussi non pas pour deposer les armes, mais pour accorder leurs violons.

Ayons à l'esprit l'assassinat du Commandant Barka en avril 2008, tel est le sort reservé aux Touaregs qui servent leur Pays dignement.

A mon avis tout ces scénarios participent au Désir Divin de donner aux Touaregs leurs PAYS.

Je m'explique!

A force de pagaille, et d'instabilités, les pouvoirs maliens et nigeriens, créent des frustrations irréversibles dans l'Esprit Collectif Touareg, qui auront pour conséquence, le désir de rompre les liens avec le pouvoir central.
Meme si ela semble irréalisable, je vous invite à la reflexion, car on ne peut pas continuer ainsi à compter nos morts, à reconstruire notre économie locale, à retourner à l'école après ans d'interruption....
et à rester en "seconde zone de la citoyenneté.

Si au Sud, les gens sont allés à l'école du blanc pour devenir cadre de la fonction publique, au nord, les gens sont allés à l'école de la Révolution, et sont devenus cadres de la Resistance. Cela n'est pas à négliger, car quelqu'un comme Bahanga vaut plus que 2 ou 3 généraux de bamako réunis, du fait de la pratique qu'il a.

Et pourtant, on refuse de le lui reconnaitre!

Mais il ya en des milliers de Bahanga, c'est cela qu'ignore bamoko ou Niamey.
je vous donnerais plus de détails dans une étude que je publierais bientot Incha Allah.

kaocen maiga"

vendredi 13 février 2009

A propos des prisonniers de la Résistance Touarègue

Qu'il s'agisse du Niger ou du Mali, il faut savoir une chose, l'armée ne fait pas de prisonniers, elle les execute!

Nous en avons la preuve depuis le début de la Rebellion, les seuls prisonniers que fait l'armée, ce sont des civils sans defense.

La Haine des militaires envers les Touaregs est si grande, qu'ils sont incapables de se retenir face à des combattants faits prisonniers (même si cela est aussi rare que l'eau dans le desert), ils preferent les abbatre pour assouvir une soif de vengeance.

Cela est la consequence de la mauvaise representativité de certaines ethnies dans nos armées nationales (touaregs, arabes, peuhls), dont les civils peuvent facilement etre executés par des soldats en mal de victoire militaire.

De l'autre côté, nous avons des rebelles qui traite honorablement les prisonniers, au point qu'au moment de se separer, beaucoup des prisonniers fondent en larme (cas des prisonniers du MNJ).

Les Touaregs ne tuent pas des personnes affaiblies à cause de l'Ashaq, les autres populations aussi ont une conduite d'Honneur dans la guerre, mais cela est faussé par la Haine transmise depuis des générations contre les "peaux blanches".

C'est là qu'on peut mesurer le sentiment qui anime les populations du sud. Si les militaires traitent les rebelles comme ces derniers les traite, je pense que les rebelles eux-même changeront beaucoup de choses dans leur lutte.

On sait aussi que lors de l'attaque de la compagnie de Nampala, les hommes de Bahange ont laissé partir plus de 180 militaires, dont la plupart étaient blessés par balles, n'est-ce pas une preuve de fraternité dont pourraient s'inspirer les armées nationales?

Mais aujourd'hui, ce qui est déplorable, c'est de constater que le gouvernement central arrive à monter les Touaregs ou Maures les uns contre les autres, en les manipulant. Là aussi il faut reconnaitre la bassesse de ceux qui se livrent à ce jeu.

Si ATT considerait Elh Gamou ou Oul Meydou comme de vaillants officiers, pourquoi n'ont-ils pas droit à des promotions; au grade de Général?

Ou est-ce parce qu'il sait que les gens faits prisonniers sont ceux-là même qui étaient prêts à déposer leurs armes pour rejoindre Kidal?

Quelqu'en soit les raisons, une chose est certaine, les Touaregs prendront l'ascendant militaire sur le terrain car en plus de la stratégie militaire, vient s'ajouter l'Humanité dans le traitement des civils du sud ou des prisonniers militaires.

Les dirigeants politiques maliens et nigeriens croient que la solution au probleme Touareg est dans l'élimination physique des chefs militaires.
C'est une erreur, car la fibre de la resistance n'est pas dans Bahanga ou Iyad ou Rhissa boula, elle est dans la Culture Touaregue, qui refuse l'Injustice.

A present je vous pose une question.

Pourquoi les Touaregs du Mali sont-ils encore dans le schéma tribal d'avant les independances?
Car malgré tout, ATT arrive toujours à vous opposer les uns contre les autres, ce qui est impossible au Niger.

Il y a aussi les Touaregs d'origine "serfs" (non pas esclaves car les Touaregs n'en ont pas) dont certains menent une bataille sans merci contre leur propre communauté.
Cela aussi est bien dommage, car ce n'est pas en reniant leur Targuité qu'ils augmentent leur estime auprès des autres communautés, ou d'ATT.

Il suffit de parler d'Imouhar, d'Ifoghas ou d'Imrad pour opposer les mouvements ou même les cadres.
La-dessus, je crois que les cadres Touaregs doivent assumer leur responsabilité.

Enfin, pourqoi les Touaregs et les Songhais ne s'unissent pas comme lors de la pénétration coloniale?


Kaocen Maïga

 

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